💲 Jour de paye

Des sacs à main de luxe à moitié prix: un investissement?

Certaines boutiques de seconde main spécialisées dans le luxe proposent de rendre ces produits plus accessibles.

Publié le 

Noovo Info Noovo Info (Noovo Info)

Envie de luxe, mais pas du prix? Louis Vuitton, Chanel, Prada… Toutes ces grandes marques vendent des produits, comme des sacs à main, qui se détaillent à des milliers de dollars. Certaines boutiques de seconde main spécialisées dans le luxe proposent toutefois de rendre ces produits plus accessibles.

«Pour des sacs qui se vendent déjà, même présentement chez différentes grandes maisons de couture, le même modèle peut se retrouver en seconde main à des économies tout près de 70% de rabais pour des états impeccables, avec le certifications d’authenticité également», explique Magaly Lamarre, la propriétaire Espace Boutique PRÊT-À-[RE]PORTE à Québec.

Si les prix de ces sacs à main neufs peuvent être inaccessibles pour de nombreux portefeuilles, le seconde main permet de réduire drastiquement la facture. Lynda Mailhot, qui est propriétaire de la boutique de seconde main Luxe Élégance, explique par exemple qu’un sac Chanel neuf vaut entre 10 000$ et 15 000$. Ce même sac sera toutefois affiché environ à 4 500$ dans le seconde main.

Même son de cloche du côté de Mme Lamarre qui donne en exemple un sac à main Dior en cuir vernis rouge qui se détaille actuellement à près de 11 000$ chez le commerçant. Il est toutefois en vente à un peu moins de 3 000$ incluant les taxes à sa boutique seconde main.

Un achat qui peut fructifier?

Aux yeux de Lynda Mailhot, un sac de luxe de seconde main peut aussi prendre de la valeur. Un sac, par exemple un Chanel, pourrait être revendu pour près de 2 000$ de plus que le montant payé à l’achat.

«Ça devient un investissement aussi à long terme qui peut être légué par la suite et revendu même plus cher que ce que vous avez payé à la base pour ce type de produit-là», abonde Mme Lamarre.

«Je pense que si on veut qu’une pièce soit un investissement, il faut avoir en tête qu’il faut y faire très attention, note Lolitta Dandoy, journaliste et chroniqueuse mode. L’investissement veut dire qu’un jour on va peut-être le revendre, il faut que la pièce soit quand même dans une très bonne condition.»

Cette dernière croit d’ailleurs que les sacs haut de gamme sont parmi les meilleurs investissements en ce sens alors qu’ils peuvent rester intacts plus longtemps qu’un vêtement. Certains manteaux, par exemple en cuir ou de fourrure, pourraient également prendre de la valeur au fil des années.

Un engouement… pas juste pour le luxe

Le seconde main, autant dans le secteur du luxe que dans les vêtements abordables, a le vent dans les voiles dans les dernières années.

«C’est sûr que le luxe, les pièces haut de gamme, ça vient avec parce qu’il y a plein de gens qui à plein prix ne pourraient pas se le permettre», abonde Lolitta Dandoy, journaliste et chroniqueuse mode.

C’est d’ailleurs un phénomène que Magaly Lamarre constate à sa boutique de Québec. «Ça va faire presque 12 ans que j’opère, j’ai commencé en 2014. Chaque année, ma clientèle grossit. Mais je vous dirais qu’il y a encore du travail à faire parce qu’il y a pas une semaine que je ne convertis pas quelqu’un au seconde main», raconte-t-elle.

Les avantages du seconde main ne se limitent d’ailleurs pas seulement aux économies possibles. «Les gens sont très conscients des dommages de la fast fashion, mais aussi de la surconsommation sur notre planète», croit Mme Dandoy.

«L’environnement, l’unicité, le fait de redonner. Pour moi, c’est la meilleure façon de magasiner, c’est vraiment le seconde main. J’ai l’impression d’être une vieille cassette, mais je pense pas qu’il y a une meilleure façon de magasiner», explique Mme Dandoy.