Le gouvernement Legault n’a pas demandé l’avis de la santé publique avant de permettre à la Fonderie Horne de rejeter plus longtemps que prévu des contaminants polluants, comme l’arsenic, dans le ciel de Rouyn-Noranda.
L’autorisation ministérielle actuelle, accordée de 2023 à 2028, sera repoussée jusqu’en 2033, nous apprend La Presse.
Une nouvelle très mal accueillie par la population de Rouyn-Noranda, assure la co-porte-parole du collectif Mères au front, Jennifer Ricard Turcotte, en entrevue mardi avec Noovo Info.
«On sent que le gouvernement s’est donné, avec le projet de loi 11, les moyens de pouvoir inscrire dans la Loi sur la qualité de l’environnement la prolongation du droit de polluer de la Fonderie Horne. Ce que ça veut dire pour la Fonderie Horne, c’est qu’elle obtient exactement ce qu’elle veut», a-t-elle lancé, soulignant que la population se retrouve à être exposés plus longtemps à des risques considérés inacceptables par la santé publique.
Elle déplore d’ailleurs que les citoyens de Rouyn-Noranda ne disposent pas des mêmes droits qu’ailleurs au Québec.
«Le gouvernement parle de balance des inconvénients, mais c’est extrêmement, même profondément choquant de constater que dans cette balance-là, la santé de nos enfants, la santé de notre communauté pèse moins lourd que les intérêts d’une multinationale milliardaire étrangère», ajoute Mme Ricard Turcotte.
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