Pas moins de sept rencontres entre des familles d’enfants autochtones disparus ou décédés après une admission en établissement ont eu lieu avec des médecins membres du Réseau des accompagnatrices et accompagnateurs en santé et services sociaux au cours de la dernière année afin d’obtenir de plus amples réponses.
Voici l’un des éléments qui ressort du plus récent rapport de la Loi autorisant la communication de renseignements personnels aux familles d’enfants autochtones disparus ou décédés à la suite d’une admission en établissement, dévoilé plus tôt cette semaine.
On note aussi parmi les réalisation une troisième exhumation réalisée grâce à la collaboration entre la Direction de soutien aux familles, Awacak - Petits êtres de lumière, le Bureau du coroner et le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale.
Noovo Info rapportait d’ailleurs en septembre 2025 que les tribunaux avaient autorisé l’exhumation d’un bébé atikamekw, Maxime Ottawa, qui n’est jamais revenu auprès de ses parents après avoir été admis à l’hôpital en 1954.
La quête de vérité avait été menée par Manon Ottawa, la nièce de l’enfant, qui avait 6 mois au moment de son départ de Manawan et qui est décédé à l’âge de neuf mois.
On indique aussi qu’au moins 13 déplacements de la Direction de soutien aux familles ont été effectués afin d’aller à la rencontre avec une ou plusieurs familles pour faire avancer les dossiers. De plus, «plusieurs déplacements visant le repérage de lieux d’inhumation, la connaissance de certains sites et les recherches dans les archives» s’ajoutent aux réalisations de l’an dernier.
À ce jour, c’est plus de 220 enfants qui auraient disparus ou qui seraient décédés après avoir été admis dans un établissement du Québec ou du Labrador.
«Reconnaître la vérité, honorer la mémoire des enfants et soutenir les familles dans leur quête de justice sont un devoir collectif et indispensable à la guérison de nos familles. Les efforts doivent se poursuivre pour transformer de façon durable les services publics dans une perspective de respect, de justice et d’équité envers les Premières Nations et les Inuit au Québec», a souligné Francis Verreault-Paul, chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL).
Depuis la mise en application de la Loi 79 en 2021, on dénombre 21 demanderesses et demandeurs à la recherche de 209 enfants.
Dans la grande majorité (78%), ce sont des femmes qui entament les démarches afin d’obtenir des réponses. «La plupart sont des frères et sœurs des enfants concernés par les recherches», souligne-t-on dans le rapport. «Les nations attikamek (39,7 %), innue (30,6 %) et anichinabée (17,4 %) sont très représentées», peut-on lire.

