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Exhumation: 53 ans d’attente pour ramener bébé Laureanna à Manawan

Les travaux d’exhumation pour retrouver la dépouille du bébé atikamekw commencent aujourd’hui.

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Exhumation de bébé Laureanna Echaquan à Joliette Après 53 ans d’attente, les travaux d’exhumation ont commencé à Joliette pour retrouver une enfant autochtone enterrée.

La famille de Laureanna Echaquan s’est donné rendez-vous sur le site d’un terrain de soccer de la Ville de Joliette. Les travaux d’exhumation pour retrouver la dépouille du bébé atikamekw ont commencé lundi.

Les prochaines heures, voire les prochains jours, seront chargées en émotions, car quatre sites ont été ciblés pour effectuer des recherches.

Des jeunes, qui se trouvaient sur le terrain de soccer, ont d’ailleurs appris avec stupéfaction que les travaux réalisés près d’eux étaient pour retrouver un enfant autochtone.

«Je ne comprends pas pourquoi on a enterré un bébé», a lancé un jeune à Noovo Info.

Exhumation 4 (Marie-Claude Paradis-Desfossés)

Lundi soir, aucun ossement n’avait été retrouvé à proximité du terrain de soccer. Des recherches ont été effectuées près du deuxième site, situé aux abords d’un cimetière.

Exhumation 2 (Marie-Claude Paradis-Desfossés)

Bien que la famille Echaquan s’est dite déçue que rien n’ait été trouvé, elle garde espoir que la dépouille soit retrouvée dans l’un des trois autres sites qui seront fouillés.

Echaquan Exhumation 1 (Marie-Claude Paradis-Desfossés)

C’est la coroner Géhane Kamel qui a été mandatée de superviser les travaux. Il s’agit de la cinquième exhumation autorisée par la Cour supérieure du Québec depuis l’adoption de la Loi 79 en 2021, qui force les institutions à remettre les documents qui permettent de retrouver des enfants autochtones, qui comme Laureanna, ne sont jamais rentrés d’un séjour à l’hôpital.

Le bébé atikamekw avait été conduit en hydravion à l’Hôpital de Joliette, à 200 km de la communauté de Manawan, pour soigner une pneumonie. Laureanna, âgée d’à peine trois mois serait décédée et aurait été placé dans une boîte de styromousse avant d’être enterrée dans un champ de maïs à l’extérieur des limites du cimetière.

Pendant des dizaines d’années, ses parents ont tenté d’obtenir des réponses, mais en vain.

La grande sœur de Laureanna, Viviane Niquay-Echaquan poursuit la mission de ses parents aujourd’hui décédés. La famille a plus que jamais l’espoir de pouvoir la ramener au cimetière de Manawan.

Les travaux d’exhumation de Laureanna sont autorisés pour une période de trois semaines et pourront être étirés selon les besoins.

Françoise Ruperthouse, directrice de l’organisme Awacak - chargée de retrouver la trace d’enfants autochtones disparus - se demande d’ailleurs si d’autres corps d’enfants autochtones ont été abandonnés dans le secteur.

«Mais ce qu’on sait, c’est que Laureanna se trouve quelque part ici.»

Si des ossements sont retrouvés, ils seront analysés et de plus amples recherches sur le site sont nécessaires, soutiennent les proches de Laureanna au micro de Noovo Info.

Search is underway in Quebec for Indigenous baby missing since 1972

À voir dans la vidéo.