La Clinique d’anesthésie générale de Montréal est un bel exemple de partenariat entre le public et le privé qui permet de désengorger le réseau de la santé.
En 2025, la clinique a réussi à opérer 12 500 enfants, représentant le quart des chirurgies pédiatriques réalisées au Québec l’an dernier. Tous les enfants arrivent du réseau public et leur opération est complètement couverte par la RAMQ.
En partenariat avec le CHU Sainte-Justine et le Children’s Hospital, la clinique reçoit tous les petits patients admissibles à une chirurgie d’un jour. Et depuis un an, les listes d’attente pour certaines opérations ont littéralement fondu.
«J’avais régulièrement des patients de plus que 1000 jours sur ma liste d’attente. Là, il n’en reste plus qui ont plus d’un an sur la liste d’attente», indique le Dr Diego Barrieras, urologue du CHU Sainte-Justine.
Le Dr Pierre Fiset, l’un des médecins d’expérience qui a imaginé la clinique, soutient d’ailleurs que la liste d’attente au Children’s Hospital frôle désormais le zéro.
Lors de son passage, Noovo Info a pu rencontrer le petit Samy, 5 ans, avant qu’il se fasse opérer pour qu’on lui enlève des végétations dans le nez qui l’empêchait de respirer correctement.

Après une trentaine de minutes, l’opération était terminée.
«Samy avait un beau dynamisme, c’est un enfant qui est en santé. Il n’a pas besoin d’être hospitalisé, de suivre tout le protocole de l’hôpital, donc faire le parcours des différents étages et dormir à l’hôpital. Donc une chirurgie d’un jour, il arrive et il repart, on le surveille un peu et ça peut être efficace», explique Mathieu Bergeron, ORL pédiatre au CHU Sainte-Justine.
«On parlait pour une procédure similaire d’environ 1 an d’attente. Là, on est rendu à quelques semaines à maximum trois mois. Donc c’est vraiment beaucoup plus efficace», ajoute-t-il.
Malgré les miracles que la clinique a réalisés en un an, elle seulement à 70 % de ses capacités. Le Dr Fiset espère pouvoir opérer un jour 15 000 enfants par année et desservir aussi les régions du Québec.
Voyez le reportage de Véronique Dubé dans la vidéo.

