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Carney affirme que la nouvelle mine de graphite du Québec «nous rendra plus forts»

Le premier ministre a inauguré la mine de graphite Matawinie à Saint-Michel-des-Saints, dans Lanaudière, mardi.

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Le premier ministre a inauguré la mine de graphite Matawinie à Saint-Michel-des-Saints, dans Lanaudière, mardi. Le premier ministre a inauguré la mine de graphite Matawinie à Saint-Michel-des-Saints, dans Lanaudière, mardi.

Le premier ministre Mark Carney s’est rendu mardi sur le site de la mine Matawinie, au Québec, pour donner le coup d’envoi d’un projet présenté comme la plus grande mine de graphite du G7.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Selon M. Carney, la mine devrait à terme injecter près de 2 milliards de dollars dans l’économie et créer 1000 emplois, avec une production annuelle qui devrait atteindre plus de 106 000 tonnes de graphite naturel par an pendant 25 ans.

«C’est huit fois – huit fois – la production totale actuelle de graphite du Canada. Cela nous rendra plus forts. Cela rendra nos partenaires internationaux plus résilients, et surtout, cela permettra de mettre en place une chaîne d’approvisionnement», a expliqué le premier ministre depuis le site minier de Nouveau Monde Graphite (NMG), près de Saint-Michel-des-Saints, au Québec, au nord de Montréal.

Carney NMG 19 mai 2026 Le premier ministre Mark Carney prend la parole lors d'une annonce à la mine de graphite Nouveau Monde, à Saint-Michel-des-Saints, au Québec, le mardi 19 mai 2026. (Graham Hughes/La Presse Canadienne)

Le graphite est utilisé dans les batteries des véhicules électriques (VE) pour fabriquer l’anode, qui stocke et libère l’énergie.

Selon Ressources naturelles Canada, le Canada produit actuellement 0,7 % du graphite mondial, soit 12 000 tonnes en 2024. Le Canada occupe la huitième place au classement mondial, la Chine occupant de loin la première place avec 79,4 %. Le deuxième plus grand producteur est Madagascar, avec seulement 5,6 %.

Le gouvernement libéral souligne que les travaux de terrassement débuteront six mois après que le projet a été renvoyé au Bureau des grands projets (BGP). Le premier ministre affirme que le renvoi au BGP a permis de réunir quatre ministères fédéraux afin de coordonner l’aide financière, les processus d’autorisation et d’approbation, et d’obtenir des ententes d’achat pour l’entreprise.

Ottawa s’engage à conclure un accord d’achat de sept ans portant sur 30 000 tonnes de concentré de graphite par année provenant de la mine Matawinie.

NMG Mine matawinie Les travaux de construction ont débuté au site de Nouveau Monde Graphite, à Matawinie. Sur cette photo d'archive non datée, on voit des ouvriers à l'œuvre sur le chantier de l'entreprise. (Courtoisie - Nouveau Monde Graphite via La Presse Canadienne)

Le gouvernement fédéral fournit une aide financière de 459 millions de dollars provenant d’Exportation et développement Canada et de la Banque de l’infrastructure du Canada, en plus des engagements antérieurs du Fonds de croissance du Canada. Le gouvernement consacre également 4,4 millions de dollars à l’acquisition d’une chargeuse électrique Caterpillar pour la mine, en remplacement de l’équipement diesel, dans le cadre du Programme d’innovation en énergie de Ressources naturelles Canada.

Les conservateurs affirment que les libéraux tentent de s’attribuer le mérite d’un projet qui «était déjà bien avancé».

«Matawinie est un autre exemple de la résilience du secteur minier canadien, malgré les formalités administratives et les obstacles imposés par les libéraux, et non la preuve que Carney est désormais devenu leur nouveau champion», a écrit la députée Shannon Stubbs dans une déclaration.

Lorsque le projet a été soumis pour la première fois au MPO en novembre, le gouvernement fédéral l’a décrit comme une « mine de graphite à ciel ouvert qui redéfinira les chaînes d’approvisionnement mondiales en batteries ».

La mine s’intégrera à un autre projet de NMG, l’usine de matériaux pour batteries prévue à Bécancour, afin de produire du graphite sphérique alimentée par l’hydroélectricité du Québec. Le premier ministre a qualifié ce partenariat de première chaîne d’approvisionnement entièrement intégrée au Canada pour le graphite.

La semaine dernière, NMG a annoncé avoir conclu un financement d’environ 426 millions de dollars (309,5 millions de dollars américains), lui permettant d’aller de l’avant avec la conception et la construction de la phase 2 de la mine Matawinie. Quelques jours auparavant, un autre communiqué de presse détaillait le début des travaux de construction à Matawinie.

Les États-Unis ont été la principale destination des exportations de graphite du Canada en 2024, 78 % du graphite naturel et 56 % du graphite synthétique ayant été expédiés au sud de la frontière.