L’action collective intentée par des parents mécontents en raison de services d’enseignement privé non rendus lors de la pandémie de COVID-19 a été qualifiée mercredi de «malhabile» par la Fédération du personnel de l’enseignement privé (FPEP-CSQ).
Déposée en 2020, l’action collective demande que l’on rembourse partiellement les parents d’élèves qui n’ont pu recevoir les cours auxquels ils étaient inscrits. On allègue que «les enfants n’ont pas reçu le service éducatif auquel ils avaient droit» lors de la fermeture des écoles après que le gouvernement ait mis le Québec «sur pause».
Plus précisément, la partie demanderesse cherche à être indemnisée pour les frais de scolarité déboursés lors de la fermeture forcée des établissements scolaires privés.
On regrette l’action judiciaire «profondément outrageante» en plus de contester le fondement de celui-ci. On remet également en question la demande du tribunal de faire témoigner la présidente de la Fédération, Marie-Josée Dallaire.
Du côté syndical, on s’appuie notamment sur deux études qui auraient démontré que «les services ont été fournis dans les meilleures dispositions au regard du contexte particulier».
Les études ont été produites à la demande de la FPEP-CSQ, qui représente 4200 membres à travers le Québec.
«Les études menées à sa demande visaient à analyser les modalités et les impacts de l’enseignement à distance afin d’émettre des recommandations pour en baliser l’usage dans le futur. La FPEP-CSQ refuse que l’on dénature aussi effrontément ses travaux de recherche ou ses prises de position dans le but d’alimenter un discours qui aura pour effet de fragiliser la confiance des parents envers l’école privée et de mettre en doute le professionnalisme du personnel qui y œuvre», peut-on lire dans un communiqué transmis mercredi.
«Malgré les nombreux obstacles rencontrés, le personnel est parvenu à maintenir une relation pédagogique réelle et significative avec les élèves», ajoute-t-on.
De son côté, le cabinet Champlain Avocats, qui représente le groupe de parents, a auparavant indiqué que le montant final réclamé au procès est établi à «22,5% de tous frais de scolarité payés pour l’année 2019-2020, par enfant.»
Toujours selon le cabinet, le procès est en cours et se tiendra jusqu’en juin 2026.

