Une demande d’action collective a été autorisée par la Cour supérieure concernant les livraisons de retard pour les clients d’Amazon Prime au Québec.
Si vous faites partie des résidants du Québec qui possédaient un abonnement Amazon Prime entre le 22 janvier et le 31 mars 2025 et que vous n’avez pas reçu votre commande dans le délai promis par le géant américain, vous pourriez recevoir une indemnisation, qui n’a toujours pas été fixée.
Amazon a 30 jours pour porter en appel la décision de la Cour supérieure, qui a été rendue le 8 mai dernier par la juge Dominique Poulin. Si l’entreprise n’interjette pas en appel, toutes les personnes qui ont commandé lors de la période précisée par la Cour supérieure recevront un dédommagement.
Amazon pourrait toutefois devoir rembourser aux clients les cotisations Prime payées pendant la période du recours.
Seules les personnes qui exigeront l’exclusion de l’action collective se priveront d’indemnisation. Si cela vous concerne, vous avez 60 jours à partir de la parution du jugement pour en faire la demande.
«Le manquement d’Amazon résulte de sa décision unilatérale de fermer ses sept entrepôts au Québec le 22 janvier 2025, tout en continuant à facturer la totalité des frais d’adhésion à Prime, soit 99$ par an ou 9,99$ par mois, plus les taxes applicables», précise-t-on dans la demande d’autorisation de l’action collective.
L’action collective concerne tous les articles qui sont arrivés dépassant le délai des 2 jours promis.
L’initiateur de l’action collective, M. Jean Desnoyers, a passé une commande le 29 janvier 2025 et l’a reçu cinq jours en retard, malgré la garantie d’Amazon de livrer le tout entre 24 et 48 heures, explique-t-on.
«Au moment de souscrire à Amazon Prime, le demandeur a adhéré à ce service précisément en raison de ses services de livraison rapide garantis, à savoir la livraison le lendemain et en deux jours», peut-on lire dans les documents judiciaires.
La Cour a conclu qu’Amazon avait «violé ses obligations contractuelles» en plus de contrevenir au Code civil, à la loi sur la concurrence et la loi sur la protection du consommateur.
Le géant du commerce électronique Amazon Canada a annoncé le 22 janvier 2025 la fermeture de sept entrepôts au Québec. Pas moins de 1700 employés permanents et 250 travailleurs temporaires de la province avaient perdu leur emploi.

