Conflit au Moyen-Orient

Les É.-U. révoquent le droit de résidence d'Iraniens liés au régime de Téhéran

Début décembre, le Département d’État avait révoqué ou refusé de renouveler les visas de plusieurs diplomates iraniens.

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Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'adresse à la presse après une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 avec les pays partenaires à l'aéroport du Bourget, près de Paris, le vendredi 27 mars 2026. Brendan Smialowski/Pool Photo v... Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'adresse à la presse après une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 avec les pays partenaires à l'aéroport du Bourget, près de Paris, le vendredi 27 mars 2026. (Brendan Smialowski/Pool Photo via AP)

L’administration Trump a révoqué les cartes vertes ou les visas américains d’au moins quatre ressortissants iraniens liés au gouvernement iranien actuel ou précédent, dont deux ont été placés en détention par les services d’immigration et devraient être expulsés.

Ces dernières mesures ont été prises cette semaine même, lorsque le secrétaire d’État Marco Rubio a estimé qu’ils n’étaient plus admissibles au statut de résident permanent légal ni à l’entrée aux États-Unis.

Dans un communiqué publié samedi, le département d’État américain a déclaré que la nièce et la petite-nièce de l’ancien chef du Corps des Gardiens de la révolution islamique iranienne, Qassem Soleimani, tué lors d’une frappe aérienne américaine près de l’aéroport de Bagdad en 2020, avaient été arrêtées vendredi soir par des agents de l’immigration après que M. Rubio eut révoqué leurs cartes vertes.

«Hamideh Soleimani Afshar et sa fille sont désormais sous la garde des services américains de l’immigration et des douanes», indique le communiqué, ajoutant que le mari de Mme Afshar s’est également vu interdire l’entrée aux États-Unis.

Selon le communiqué, Mme Afshar et sa fille menaient depuis de nombreuses années une «vie fastueuse» à Los Angeles tout en soutenant publiquement le gouvernement iranien et les attaques anti-américaines.

Elle est «une fervente partisane du régime iranien qui a célébré les attaques contre les Américains et qualifié notre pays de «Grand Satan»», a affirmé M. Rubio dans un message publié sur X. «L’administration Trump ne permettra pas que notre pays devienne un refuge pour des ressortissants étrangers qui soutiennent des régimes terroristes anti-américains», a-t-il ajouté.

La mission iranienne auprès de l’ONU n’a fait aucun commentaire samedi.

Mme Afshar et sa fille ne sont que les dernières Iraniennes en date à voir leur statut juridique aux États-Unis révoqué par M. Rubio, qui a récemment annulé les visas de Fatemeh Ardeshir-Larijani, une universitaire et fille de l’ancien conseiller à la sécurité nationale iranien Ali Larijani, tué lors d’une frappe aérienne américano-israélienne le mois dernier. Son mari, Seyed Kalantar Motamedi, a également vu son visa révoqué, a indiqué le Département d’État américain. Aucun des deux ne se trouve plus aux États-Unis.

Début décembre, bien avant la vague de manifestations antigouvernementales en Iran et le début de la guerre, le Département d’État avait révoqué ou refusé de renouveler les visas de plusieurs diplomates iraniens, dont l’ambassadeur adjoint, ainsi que ceux de membres du personnel de la mission iranienne auprès des Nations unies.

Le département a déclaré vendredi que ces mesures avaient été prises le 4 décembre, mais a refusé de faire d’autres commentaires «pour des raisons de confidentialité et de sécurité», se contentant de préciser qu’elles n’étaient liées ni aux manifestations ni à la guerre.