Conflit au Moyen-Orient

Le Hamas est le «principal obstacle» au plan de paix à Gaza, selon le Conseil de paix de Trump

«Les institutions, les ressources et les plans sont en place pour les prochaines étapes. La nature et l’ordre de ces prochaines étapes seront dessinés par les décisions que les parties prennent aujourd’hui.»

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Le président Donald Trump, au centre, applaudit tandis qu'Ilham Aliyev, président de l'Azerbaïdjan, à gauche, et le premier ministre bulgare Rossen Jeliazkov, à droite, brandissent la charte signée du Conseil de la paix lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 22 janvier 2026. Photo AP Le président Donald Trump, au centre, applaudit tandis qu'Ilham Aliyev, président de l'Azerbaïdjan, à gauche, et le premier ministre bulgare Rossen Jeliazkov, à droite, brandissent la charte signée du Conseil de la paix lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 22 janvier 2026. Photo AP (Evan Vucci)

Le mouvement palestinien Hamas est «le principal obstacle» à la mise en place de la deuxième phase de la trêve à Gaza, estime le «Conseil de paix» créé par Donald Trump dans son premier rapport au Conseil de sécurité de l’ONU vu mercredi par l’AFP.

«À ce stade, le principal obstacle à la pleine mise en œuvre (du plan de paix) reste le refus du Hamas d’accepter un désarmement avec un système de vérification, de renoncer à son contrôle coercitif et de permettre une véritable transition politique à Gaza», dit le rapport transmis par les États-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU en vertu d’une résolution adoptée en novembre en soutien du plan de paix du président américain.

Le cessez-le-feu est entré officiellement en vigueur le 10 octobre, quelques jours après le deuxième anniversaire du début de la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël.

La première phase de la trêve a vu la libération des derniers otages du 7 octobre qui restaient détenus à Gaza, en échange de Palestiniens détenus par Israël.

Mais le passage à la deuxième phase, devant se traduire par le désarmement du Hamas et un retrait progressif de l’armée israélienne (qui contrôle encore plus de 50% de la bande de Gaza) apparaît complètement grippé depuis des semaines.

«Les institutions, les ressources et les plans sont en place pour les prochaines étapes. La nature et l’ordre de ces prochaines étapes seront dessinés par les décisions que les parties prennent aujourd’hui, à savoir est-ce qu’elles font preuve du leadership nécessaire pour avancer ou se replient dans l’obstructionnisme et les manœuvres dilatoires», insiste le rapport, que le haut représentant pour Gaza Nikolaï Mladenov doit présenter lors d’une réunion du Conseil de sécurité jeudi.

Dans ce contexte, le texte appelle les membres du Conseil de sécurité à tout faire pour encourager le désarmement des groupes armés, dont le Hamas. Ce désarmement est «critique pour permettre le début de la reconstruction, le retrait des forces israéliennes dans les temps et une voie crédible vers l’autodétermination palestinienne et un statut d’État», souligne-t-il.

Le rapport note d’autre part que depuis la trêve, «les armes se sont largement tues à travers Gaza». Mais «des violations (du cessez-le-feu), dont certaines graves continuent à se produire tous les jours et leurs conséquences humaines — civils tués, familles vivant dans la peur, et entraves à l’aide humanitaire — ne peuvent être sous-estimées», reconnaît-il.

Il souligne également que malgré la reprise de l’aide humanitaire, les «besoins humanitaires à Gaza restent importants», avec notamment des pénuries de médicaments, et qu’une «grande partie de la population» ne bénéficie pas encore d’un rétablissement des services de base.