Économie

Présence de substances «chimiques éternelles» dans les vêtements: Lululemon visé par une enquête

L’enquête vise à déterminer si les vêtements de sport contiennent des PFAS.

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A Lululemon store is pictured in Toronto, Tuesday, Nov. 18, 2025. (THE CANADIAN PRESS/Laura Proctor)
Une photo d'un magasin Lululemon à Toronto, prise le mardi 18 novembre 2025. (LA PRESSE CANADIENNE/Laura Proctor) Une photo d'un magasin Lululemon à Toronto, prise le mardi 18 novembre 2025. (LA PRESSE CANADIENNE/Laura Proctor) (Laura Proctor)

Le procureur général du Texas, Ken Paxton, a ouvert une enquête sur Lululemon concernant l’utilisation potentielle de substances chimiques nocives dans ses vêtements. Mais la marque de vêtements de sport affirme avoir cessé d’utiliser ces substances dites «chimiques éternelles» il y a plus de deux ans.

L’enquête, annoncée lundi sur le site web du procureur général, vise à déterminer si les vêtements de sport de Lululemon contiennent des PFAS, ou substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées. Ces substances dites «chimiques éternelles» ne se dégradent pas facilement et pourraient potentiellement causer toute une série de problèmes de santé tels que des maladies rénales, un faible poids à la naissance et certains cancers.

Selon le bureau du procureur général, de nouvelles recherches et les inquiétudes des consommateurs ont soulevé des questions quant à la présence potentielle de certains matériaux synthétiques et composés chimiques dans les vêtements de Lululemon. C’est quelque chose auquel les consommateurs ne s’attendraient pas au vu du marketing de la marque, qui met en avant le bien-être et la durabilité, indique le communiqué.

Le bureau du procureur général a également annoncé qu’il examinerait la liste des «substances réglementées» de l’entreprise, ses protocoles de test et les pratiques de son réseau d’approvisionnement afin de déterminer si les produits de Lululemon sont conformes aux normes de sécurité qu’elle revendique.

«Les Américains ne devraient pas avoir à craindre d’être trompés lorsqu’ils tentent de faire des choix sains pour eux-mêmes et leur famille», a-t-on expliqué dans un communiqué.

Dans un communiqué envoyé par courriel à l’Associated Press lundi, Lululemon a affirmé ne plus utiliser de PFAS dans ses produits depuis qu’elle a progressivement éliminé ces substances à compter de début 2024. Elle a précisé que ce produit chimique avait été utilisé dans des articles dotés d’un traitement déperlant durable, qui ne représentent qu’une petite partie de son assortiment.

«La santé et la sécurité de nos clients sont primordiales, et nos produits respectent ou dépassent les normes réglementaires, de sécurité et de qualité mondiales», a-t-on indiqué. «Nous exigeons de tous nos fournisseurs qu’ils fassent régulièrement tester leurs produits par des organismes tiers crédibles pour détecter la présence de substances réglementées, y compris les PFAS, afin de confirmer leur conformité continue.»

Lululemon, dont le siège est à Vancouver, au Canada, est au courant de l’enquête menée par le bureau du procureur général et coopérer en fournissant les documents demandés.

Cette enquête est le dernier problème en date auquel l’entreprise est confrontée. Lululemon est à la recherche d’un nouveau PDG après que Calvin McDonald a démissionné en janvier en raison de ventes en berne et de problèmes de qualité. Parallèlement, le fondateur de Lululemon, Chip Wilson, critique ouvertement l’orientation de l’entreprise et réclame un remaniement du conseil d’administration.

En mars, le conseil d’administration de Lululemon a nommé Chip Bergh, ancien président-directeur général de Levi Strauss & Co., au sein de son conseil, en remplacement de David Mussafer, membre de longue date du conseil et président-directeur général de la société de capital-investissement Advent International.

Lundi, l’action Lululemon a reculé de moins de 1% en bourse.